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Le bruit est subjectif et pour lui donner un éclairage particulier, vous trouverez ci-après l'article paru dans le journal Le Courrier du 25.02.2010, par Mario Togni.



«L'INTOLÉRANCE AU BRUIT EST AUSSI SOCIALE»

«Le bruit, c'est ce que font les autres!» La définition émane de Mario Levental, ancien directeur du Service cantonal de la protection contre le bruit, à la retraite depuis septembre. Après trente ans passés dans l'administration, les nuisances sonores n'ont plus de secret pour lui. Il était invité mardi soir lors d'une table ronde à l'Usine sur le sujet. Premier constat: «Si la définition du bruit est subjective, le problème est objectif et peut avoir des conséquences graves, jusqu'au meurtre de ses voisins!», rappelle-t-il. Pas question donc de prendre la question à la légère.


Malgré tout, la tolérance (ou pas) aux nuisances sonores dépend pour beaucoup de paramètres socio-économiques ou culturels, explique le spécialiste: «Par exemple, les riches portent plus souvent plainte que les pauvres. De même, le bruit est souvent utilisé comme prétexte. On constate que 80% des plaintes sont teintées d'un argument fallacieux: conflit d'argent, xénophobie...» En clair, il arrive qu'on se plaigne d'un voisin bruyant avant tout parce qu'il est noir...

Au contraire, si la source de nuisance est «amicale», l'intolérance est moins aiguë. «Un pilote habitant près de l'aéroport ne se plaindra jamais du bruit des avions», résume Mario Levental. La nature du bruit a aussi son importance. «Le voisin coupable est facilement identifiable et une action a des chances d'aboutir. A l'inverse, il semble difficile de se battre contre le trafic automobile ou aérien, d'autant plus lorsqu'on y participe...»

Ainsi, sur les 3000 plaintes annuelles, la moitié ont une source «domestique» et un petit quart est lié aux loisirs (bars, cafés, activités culturelles...). En revanche, très peu concernent la circulation, alors qu'un tiers de la population est pourtant exposée à un «bruit excessif» lié aux transports. Dans le cas de l'Usine, plusieurs facteurs s'alimentent, soutient-il. «Le sentiment d'insécurité amplifie l'intolérance au bruit, même si les nuisances sont bien réelles.»

lien vers l'article du journal: http://www.lecourrier.ch/l_intolerance_au_bruit_est_aussi_sociale

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