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http://www.atcr-aig.com//news/127/15/L-impact-de-l-aeroport-sur-la-sante-des-riverains-quantifie
19 octobre 2016

L’impact de l’aéroport sur la santé des riverains quantifié

Les conclusions nuancées de ce travail viendront alimenter le débat de l’hiver à Genève


Les uns, qui défendent le développement supersonique de l’aéroport, y liront sans doute que ses conséquences ne sont pas si importantes que celà, moins qu’on aurait pu le craindre assurément. Les autres estimeront au contraire que le doublement du nombre de décès imputables à la pollution de l’air générée par Cointrin, « de 21 à 42 d’ici 2030 », vaut que l’on passe à une croissance plus mesurée. Quoi qu’il en soit, il existe désormais une « évaluation des impacts sur la santé » incontestable, qui nous a été présentée en avant-première hier avec nos confrères de la Tribune de Genève.

« On n’avait rien avant. On se contentait d’émettre des suppositions » rappelle Yvan Rochat, magistrat de Vernier et président de l’ATCR (Association transfrontalière des communes riveraines), qui a cofinancé ce travail scientifique avec le canton de Genève. Impartiale et pointue - « J’ai souffert sur certaines explications » s’amuse Yvan Rochat -, cette étude sera versée à la consultation menée par la Confédération cet hiver dans le cadre d’un aéroport à 25 millions de passagers en 2030. En voici ses conclusions.

 

129’000 personnes touchées par le bruit en 2030

 

Aujourd’hui, 26’377 personnes sont touchées par le bruit, en 2030, 28’748 le seront, soit une hausse de 9%.

 

La majorité se trouve sur la Suisse, mais la pointe du Léman, d’Yvoire à Chens, le Pays de Gex et la région d’Eloise sont également concernés chez nous.

 

D’ici 2030, le nombre de personnes gênées par le bruit devrait baisser le jour de 18%. Mais augmenter la nuit entre 22 heures et 6 heures de 47%, soit une progression de 10’820 à 15’951 personnes gênées.

 

« Si les progrès techniques annoncés sur les appareils ne se réalisent pas, le chiffre pourrait être plus élevé » ajoute Daniel Raphoz, maire de Ferney-Voltaire. Bonne nouvelle en revanche pour les Gessiens: la fameuse trajectoire Conil, qui empoisonne notamment Saint-Genis-Pouilly, sera réduite.

 

Le nombre d’années de vie perdue (notion un peu morbide, mais utilisée dans ce genre de travaux) passerait de 28.6 à 34.3 dans les zones touchées par le bruit, mais diminuerait ailleurs.

 

Champion du dioxyde d’azote en 2030

 

La pollution atmosphérique est un thème qui suscite souvent des interrogations. L’étude relève que l’impact de l’aéroport en termes de particules fines, ces fameuses PM10 que les vieux diesels envoient en masse, est marginal. En revanche, ce n’est pas le cas pour le dioxyde d’azote. En 2030, l’aéroport et les transports qui permettront d’y accéder deviendront le principal émetteur de NO2 de la zone. Ce qui entraînera le doublement de la mortalité, de 21 à 42 cas par an. Une évolution forte en valeur absolue, mais même en 2030, Genève-Aéroport ne sera pas la première source de polluants mortels pour les populations. « Les décès attribuables à Genève-Aéroport représentent 9% des décès attribuables à la pollution de l’air dans le périmètre de l’étude (NDLR: 634’000 habitants aujourd’hui en France et en Suisse) » conclut un rapport nuancé, qui apportera de l’eau au moulin des différentes parties…

 

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Et l’impact économique

 

A la demande du canton, qui a cofinancé l’étude, un volet économique a également été ajouté à cette étude. Pour le PIB cantonal, estimé à 48 milliards d’euros, les gains de croissance liés au développement de l’aéroport sont estimés à 100 millions de francs annuels environ. Au total, ce sont près de 10’000 personnes qui travaillent sur la plate-forme aéroportuaire.

 

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Le développement de Genève-Aéroport sera l’enjeu de l’hiver dans le canton avec une vaste concertation

 

Ce sera le dossier de l’hiver chez nos voisins, et dans une moindre mesure pour nous également: le Plan sectoriel de l’infrastructure aéronautique (PSIA). Sous ce vocable technique figurent toutes les conditions d’exploitation d’un aéroport qui devrait atteindre 25 millions de passagers en 2030 contre 16 aujourd’hui. Rappelons qu’avec ce chiffre, Genève est déjà plus gros que n’importe quelle plateforme française après Roissy et Orly, et pèse près de deux fois Lyon.

 

Après une première partie technique qui a été bouclée en juillet par l’Office fédéral de l’aviation civile (OFAC), ce sont « les cantons et les communes concernées, la France ainsi que la population » qui seront amenées à se prononcer début 2017.

 

« Je me servirai de l’étude santé pour faire de l’information aux élus français et déterminer notre position » explique Daniel Raphoz, le maire de Ferney-Voltaire.

 

De son côté, l’ATCR l’utilisera pour pousser ses points. Pas opposées à un développement mesuré de Genève Aéroport, les communes riveraines ont des revendications techniques pour en limiter l’impact.

 

Limiter le bruit de 6 à 7 heures

 

« C’est la feuille de route qui figure dans la lettre des 44 communes: nous demandons un vrai dispositif de suivi et de monitoring, mais aussi une limitation du bruit entre 6 et 7 heures du matin, ou encore que le secteur de l’aéroport soit la zone prioritaire pour les investissements de mobilité dans le canton » résume Yvan Rochat.

 

Pour cela, l’ATCR espère obtenir un soutien de l’Etat de Genève, face à Berne plus encline à plaider un développement maximal de l’infrastructure économique.

 

« Plus on est loin, moins on est sensible au sort des populations locales » souligne Yvan Rochat. A tel point que les associations opposées à une croissance trop forte de Genève aéroport estiment que cette concertation officielle ne servira à rien. Onze d’entre elles, françaises et suisses, ont donc préféré lancer une votation sur Genève, dont les signatures devraient être récoltées d’ici décembre. Une pétition vient d’être mise en ligne sur www.change.org

 

Le Dauphiné Libéré, mercredi 19 octobre 2016, par Sébastien Colson


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