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http://www.atcr-aig.com//news/161/15/L-Aeroport-fait-du-chiffre-tout-en-stabilisant-son-trafic
28 mars 2019

L’Aéroport fait du chiffre tout en stabilisant son trafic

Le nombre de passagers n’a que peu augmenté en 2018 et les vols sont en baisse


Un peu plus de voyageurs, dans des avions mieux remplis, et des vols moins nombreux. Telle est la situation qu’a connue l’Aéroport de Genève en 2018. Malgré ce trafic plutôt stable, la plate-forme a vu son chiffre d’affaires augmenter de 5,1% pour frôler le demi-milliard de francs. « L’année 2018 a été très positive et nous pouvons en être fiers », a commenté mercredi son directeur, André Schneider, à l’issue d’une conférence de presse qui présentait le rapport annuel.

 

Depuis des années, le nombre de passagers augmentait de près de 5% à chaque exercice. 2018 marque un fléchissement. Avec 17,7 millions de personnes qui ont pris l’avion, la hausse n’est que de 1,9%.

 

Cette augmentation ne s’est pas traduite sur les vols. Le nombre de mouvements a même baissé de 1,9% pour s’établir à 142 000. La raison : des avions plus grands, mais surtout mieux remplis. Désormais, on enregistre 123 passagers en moyenne par appareil, contre 88 dix ans plus tôt. L’évolution des mouvements est d’ailleurs stable depuis une demi-douzaine d’années.

 

Cette croissance beaucoup moins vigoureuse des passagers n’inquiète pas André Schneider. Il y voit une demande arrivée « à maturation ». Quant à la réduction du trafic, c’est plutôt du pain bénit. Moins d’avions, c’est aussi moins de bruit et des riverains plus tranquilles.

 

Ce tassement n’entame guère les comptes de l’entreprise. Le chiffre d’affaires, de 490 millions, a bondi de 5,1%. La raison : une hausse des recettes aéronautiques, notamment grâce à des redevances plus élevées liées au bruit et à la sécurité. Les rentrées en provenance de la location des surfaces commerciales ont elles aussi progressé, ainsi que celles liées aux parkings.

 

Dépenses plus élevées

Les dépenses, de leur côté, augmentent elles aussi fortement, de 9%. Les charges de personnel grimpent de 7%, en raison notamment de la création de quarante postes. Les coûts de sous-traitance liés à la sûreté et à la surveillance sont aussi beaucoup plus onéreux (+25%), tout comme les dépenses d’honoraires.

 

Au final, l’Aéroport dégage tout de même un bénéfice de 85,1 millions (+7,9%). La moitié de la somme est reversée à l’État.

 

La stabilité du trafic aérien n’entrave donc pas la marche des affaires. « Cela montre la belle résilience de l’entreprise, qui conserve sa pérennité financière », commente André Schneider.

 

Cette évolution tombe aussi à point nommé alors que la croissance de l’aéroport est de plus en plus contestée, notamment par une initiative lancée par des riverains et qui sera bientôt débattue. « Je me réjouis de participer à ce débat, a déclaré sa présidente, Corine Moinat. Le temps où nous pouvions rester dans notre tour est révolu. Nous devons créer du lien, expliquer notre activité. »

 

L’année 2018 constitue un tournant pour l’Aéroport puisqu’il a reçu de la Confédération sa feuille de route pour l’avenir. Le Plan sectoriel de l’infrastructure aéronautique (PSIA) doit lui permettre de faire face à sa croissance. De gros investissements sont prévus, pour lequel 151 millions de francs ont été débloqués en 2018. Il s’agit d’achever l’aile est, d’installer de nouveaux portiques de sécurité pour les voyageurs, de créer un nouveau centre de tri des bagages et de construire un nouveau terminal. Autant de dépenses que l’Aéroport pourra financer par lui-même, sans ouverture de son capital, tel que certains l’avaient envisagé.

 

Vols nocturnes en hausse

L’Aéroport s’est aussi engagé à réduire le bruit qu’il génère d’ici à 2030. Il le fait notamment avec une nouvelle taxe. Il a en revanche beaucoup de peine à réduire les vols de nuit après 22 heures, ceux qui dérangent les plus les riverains. S’ils ne sont désormais plus programmés (sauf trois vols intercontinentaux), les retards des avions continuent à être nombreux, surtout les atterrissages.

 

Dans la tranche horaire de 22 à 23 heures, les vols ont certes baissé de 4%, mais ils ont augmenté de 15% entre 23 heures et minuit. Plus inquiétant, ils explosent de 28% après minuit.

 

(Tribune de Genève, 28 mars 2019, Christian Bernet)


29 mars 2019
Catégorie : lutte contre le bruit
Posté par : jcarav
28 mars 2019
Catégorie : actualité
Posté par : jcarav

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