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01 mars 2019

La gestion des nuisances de l’aéroport livrée en deux versions

La majorité a décidé qu’un contre-projet fera concurrence à l’initiative voulant « un pilotage démocratique de l’aéroport »


Dans le domaine de l’aéronautique, la marge de manœuvre des cantons est étroite, la matière étant essentiellement de compétence fédérale. Cela n’épargnera pas aux citoyens genevois la mission de se plonger dans la gestion des nuisances provoquées par l’Aéroport international de Genève (AIG). Et plutôt deux fois qu’une puisque le Grand Conseil a décidé jeudi d’opposer un contreprojet à l’initiative populaire « Pour un pilotage démocratique de l’aéroport de Genève »: 56 oui contre 42 non et 1 abstention.

Le débat a traversé de nombreuses zones de turbulences tant les positions des défenseurs de l’initiative semblent inconciliables avec celles des partisans du contre- projet. Les camps étaient bien délimités puisqu’on avait d’un côté les Verts, le PS et Ensemble à Gauche, et de l’autre le MCG, l’UDC et l’Entente. L’initiative ayant déjà été refusée par le parlement il y a une année, seule la question de lui opposer un contreprojet lors du scrutin populaire se posait.

 

Un « trompe-l’œil » ?

 

Pour la gauche, le contre-projet issu des rangs PLR et PDC vide entièrement de sa substance l’initiative. « Il a l’air tout beau, tout lisse, a ironisé le socialiste Thomas Wenger. Mais il y a une différence fondamentale avec l’initiative qui, elle, demande un équilibre entre le développement économique et les nuisances que provoque l’aéroport. Le contreprojet gomme complètement la préoccupation environnementale. C’est un trompe-l’oeil! »

À droite, on s’insurge : « Nous ne nions pas les problèmes liés au bruit ou à la pollution, répond le PDC Jean-Marc Guinchard. Vous passez totalement sous silence les nombreuses exigences déjà posées à l’aéroport. Le fameux équilibre dont vous vous targuez existe aussi dans le contre-projet. »

C’est exact, mais le projet de loi constitutionnelle proposé ne le cite pas en premier. Il est tout d’abord dit que « (…) l’État veille à ce que la qualité de la desserte aérienne réponde aux besoins de la population, des entreprises et de la Genève internationale ». Dès lors, pour l’écologiste Isabelle Pasquier, la chose est entendue : « Le contre-projet n’est pas le fruit d’un compromis. Il a été imposé par un parti, le PLR, et ne vise qu’à pérenniser la situation actuelle. »

L’Exécutif cantonal, qui avait plaidé pour un refus de l’initiative, estime pouvoir vivre avec le contre-projet. « Le Conseil d’État est conscient de l’inquiétude de la population, mais il l’est aussi de ce que représente l’aéroport pour Genève, a précisé Serge Dal Busco. Notre objectif est de trouver le bon équilibre. »

 

Éléments ambitieux

 

Le responsable du Département des infrastructures monte un peu le ton face à l’accusation d’un laisser- faire. « Nous avons négocié durant cinq ans avec la Confédération pour élaborer la feuille de route du développement de l’aéroport. Il n’est pas question d’ouvrir les vannes. Il y a au contraire des éléments ambitieux. »

Le conseiller d’État en veut pour preuve que d’ici à 2050, les nuisances devront se situer au niveau de celles de 2009 : « C’est donc une réduction de ces dernières que nous exigeons. »

 

Le PAV est doté de son outil de pilotage

 

La deuxième tentative aura été la bonne. Une majorité de députés a accepté jeudi par 49 oui contre 39 non et 9 abstentions de créer la Fondation Praille-Acacias- Vernets (PAV), laquelle sera l’interlocutrice des entreprises installées dans ce périmètre. La fondation aura la capacité d’acquérir leurs droits de superficie, ce qui permettra de réaliser par étapes ce projet urbanistique (12 000 logements et 6000 places de travail).

La création de cet outil était toutefois contestée par le PLR et l’UDC, qui estiment que la Fondation pour les terrains industriels (FTI) devrait se charger de ce travail. « La Fondation PAV est inutile et coûteuse », a plaidé la PLR Céline Zuber-Roy pour la minorité. « La fondation aura un rôle de facilitateur, a rétorqué le MCG Thierry Cerruti pour la majorité. Ne partons pas dans une guéguerre genevoise ! »

Le conseiller d’État Antonio Hodgers a expliqué que le modèle d’opérateur urbain choisi était celui pratiqué à Paris, en Allemagne et ailleurs. Le chef du Département du territoire a notamment expliqué que la FTI n’était pas destinée à gérer ce genre d’opérations.

À noter que le Grand Conseil n’a toutefois pas voulu perdre totalement le contrôle des transactions financières. À partir de 50 millions de francs d’emprunt, l’autorisation du parlement sera nécessaire.

 

(Tribune de Genève, 1er mars 2019, Eric Budry)


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