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19 novembre 2014

EasyJet a déjà vendu la moitié de ses sièges au premier semestre 2015

La compagnie low cost a annoncé mardi de nouveaux chiffres record. Le modèle à succès d’origine britannique a connu des hauts comme des bas. Décryptage

EasyJet confirme son statut de compagnie aérienne parmi les plus rentables d’Europe. La low cost britannique a annoncé mardi une progression de 13% de son bénéfice net 2014, à près de 678 millions de francs. Son chiffre d’affaires annuel a quant à lui augmenté de 6% à environ 6,81 milliards de francs. Conséquence: le deuxième transporteur à bas prix du continent a reversé à ses actionnaires l’équivalent de 40% de ses revenus après impôt, soit un total de près de 271 millions de francs.

Comment expliquer cet essor ininterrompu des ventes depuis dix-sept ans et cette rentabilité record sur quatre années consécutives? Le modèle d’affaires d’EasyJet, qui a atteint l’équilibre en 1997, soit juste deux ans après sa création, lui permet de gagner en moyenne 10,50 francs par passager (en hausse de 1,2% pour l’exercice écoulé), sachant que la compagnie transporte environ 64 millions de personnes par an. «La quasi-moitié de nos sièges disponibles a déjà été réservée au premier semestre 2015», indique Carolyn McCall, ex-directrice du groupe de presse The Guardian et qui a repris les rênes de la compagnie orange en 2010.

A titre de comparaison, Swiss réalise un bénéfice d’à peu près 14,50 francs par passager. Et ce, uniquement sur ses vols transcontinentaux. Pour l’heure, ses activités en Europe ne lui rapportent presque rien. En effet, contrairement à leur concurrent orange, la plupart des grands transporteurs traditionnels volent à perte sur le court et le moyen-courrier.

Autre point fort d’EasyJet: une moyenne de 1237 vols quotidiens (le nombre de liaisons a doublé depuis 2007, pour aujourd’hui avoisiner les 1400 destinations), mais en tirant parti du maximum de ses appareils et de ses salariés. Chaque avion de la low cost vole 13 heures par jour, soit largement au-dessus de la moyenne du secteur de l’aéronautique.

EasyJet fait partie des gros employeurs de Suisse, avec près de 800 collaborateurs, sur environ 8400 dans toute l’Europe. Ces effectifs endurent les effets du programme de réduction des coûts de leur employeur. Baptisé «EasyJet lean», le dispositif a permis d’économiser près de 50 millions de francs entre 2013 et 2014.

A cette «stratégie de croissance [100% organique] disciplinée», stipule Carolyn McCall, s’ajoutent de nombreuses autres mesures visant à épargner chaque centime possible: des sièges parmi les plus légers de l’industrie, un calcul détaillé du poids embarqué en termes de matériel embarqué ou de parfums et de sandwichs vendus à bord, des revêtements spéciaux réduisant les frottements sur les carlingues des appareils, l’utilisation d’un seul réacteur lors de déplacements au sol, etc. «Cette année, nous avons réduit notre coût par siège d’environ 12 centimes», se félicite Thomas Haagensen, responsable des marchés d’Europe du Nord.

EasyJet calcule son rendement, à la minute près. La compagnie attribue aussi ses résultats historiques de 2014 à «l’utilisation intensive» de ses Airbus A320 (une septantaine d’appareils sur près d’un tiers de sa flotte), plus performants que ses A319. La low cost a par ailleurs poussé sa réflexion jusqu’à commander 35 nouveaux A320 et 100 Airbus 320neo – environ 15% moins gourmands en kérosène –, attendus entre 2017 et 2022 afin d’atteindre un parc théorique de 311 avions.
Au fait, avec le brut qui a perdu quelque 20% ces derniers mois, le prix des billets EasyJet va-t-il baisser? «Vu que nos achats de carburant sont couverts contre les fluctuations de marché, il n’y aura aucun effet immédiat», résume Carolyn McCall.

A la forte croissance de la compagnie depuis sa fondation, s’oppose un prix moyen du billet EasyJet qui n’a cessé d’augmenter. «Mais dans les mêmes proportions que la concurrence, principalement à cause de la hausse de certains frais aéroportuaires», précise sa directrice. Il est aujourd’hui d’environ 100 francs en moyenne l’aller simple, contre un peu moins de 60 francs chez Ryanair.

EasyJet revient toutefois de loin. Elle a connu en 2010 un gros passage à vide, son taux de ponctualité ayant plongé en dessous des 75%, notamment en raison d’une météo défavorable. A la suite de centaines de vols annulés, suivis d’une menace directe de retrait de sa licence de marque par son fondateur et actionnaire principal Stelios Haji-Ioannou, la compagnie s’est efforcée de rebâtir sa réputation.

«Nous avons optimisé les opérations au sol, amélioré la gestion des incidents à l’origine des retards, etc., énumère Carolyn McCall. Cela nous a permis de regagner une crédibilité.» Aujourd’hui, la low cost tutoie les 90% d’atterrissages ou de décollages à l’heure. Ce qui lui a entre autres permis de plus que doubler sa clientèle d’affaires entre 2012 et 2013, à 20% du total de ses passagers.

Des compagnies traditionnelles tentent à présent de percer dans la filière à bas coût. Soit à travers la création de filiales, soit en jouant carrément la carte du billet (trajet simple, sur certaines destinations) à prix cassé. «Elles tentent d’imiter le modèle low cost, ce qui ne s’improvise pas vu qu’il est ici question de culture plus que de volonté ou de simples calculs financiers comme ceux consistant à réduire leur masse salariale, estime Carolyn McCall. Non, les transporteurs historiques souffrent de problèmes d’inefficience profonde, difficiles à résoudre.»

Genève figure aujourd’hui parmi les cinq principales bases d’EasyJet en Europe. Avec près de 42% de parts de marché, la compagnie est le plus gros client de Cointrin. Près d’un tiers de ses passagers à Genève Aéroport – plateforme deux fois moins chère que celle de Zurich – proviennent de France. Soit le deuxième marché phare après le Royaume-Uni, mais devant l’Italie, la Suisse, l’Allemagne, les Pays-Bas et le Portugal, où EasyJet compte inaugurer de nouvelles bases au printemps prochain.

Qu’en est-il de Bâle-Mulhouse? La France souhaite que les entreprises qui y sont implantées paient dès 2015 une taxe selon le droit français. Ce qui pourrait conduire EasyJet à réduire sa voilure dans la cité rhénane et «renchérir le prix de ses billets», signale Carolyn McCall.

Le Temps, mercredi 19 novembre 2014, par Dejan Nikolic

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